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L’avis du corbeau sur la saga Lovely Hair

Ah la mythologie… J’ai toujours adoré lire les célèbres récits de la mythologie grecque et retracer les épopées des dieux et déesses que j’adore. En revanche pour la mythologie japonaise, j’avoue que je n’y connaissais pas grand chose et puis j’ai lu cette petite saga Shôjo, un moment de paillettes et de magie au grès des dessins.


LA PETITE FICHE DE L’ŒUF EN QUESTION :

Titre : Kami Kami Kaeshi (VO JAP) Lovely Hair (FR Tome 1 à Tome 8)

Auteure : Ema Toyama

Parution originale : 2010 (Japon)

Edition : Pika Shojo

Parution : 2017

Genre : Comédie / Romance / Fantastique

Thèmes livre : Mythologie / Harem inversé

Nombre de page : A peu près 160 pages par tome plus ou moins selon

Ma note : ★★★ /★★★★★

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Synopsis du tome 1 par l’édition : Mashiro vit depuis treize ans confinée dans une pièce unique. Le monde extérieur, elle le découvre à travers les livres et l’étroite fenêtre de sa chambre. Descendante d’une lignée de prêtresses/miko qui accueillent dans leur chevelure dieux et déesses pour leur offrir le repos, Mashiro est un être précieux aux yeux de sa famille… Ou plutôt, un outil irremplaçable. Un jour, enfin, Mashiro ose sortir de sa chambre. À partir de là, de son apparence physique à ses convictions, plus rien ne sera plus comme avant.


« J’ai toujours voulu voir un ciel sans barreau… Le monde réel, pas celui des livres ! »

Alors que dire, que dire, que dire?

Il faut savoir que les Shôjo et moi on est pas très copains, car autant j’aime la littérature romantique quand elle est bien construite, autant la vision manga du romantisme est juste surfait, « cul-cul la praline », et ça m’exaspère tout simplement.

Ajoutez à cela une hyper-sexualisation féminine, loin d’être justifiée vu que l’héroïne principale a l’âge d’une adolescente mais n’a pas sa véritable apparence étant donné que des sceaux la font passer pour une gamine d’une école primaire.

Alors 16 ans ça passe, moins de 10 ans c’est limite…

BBBBBBBBBBBBBRRRRRRRRRRRRREEEEEEEEEEEEEEEEFFFFFFFFFFFFFFFFFF

Loin de moi l’envie d’être une rageuse car il m’a plutôt plu sur d’autres points que je vais évoquer dès à présent :

Déjà on va commencer par le commencement :

On suit L’épopée en 8 tomes de Mashiro une petite demoiselle descendante d’une grande lignée de prêtresses, elle est et restera une héroïne de shôjo, c’est à dire qu’elle a des compétences intéressantes mais qu’en gros elle va révéler qu’à la toute fin (ce qui est dommage) elle est sur toutes les couvertures, apparaît fréquemment sans pour autant être vraiment essentielle, limite souvent inintéressante par son comportement et parce qu’elle n’est pas très fut-fut (ce qui semble être l’idéologie de quasi beaucoup de personnages féminins dans les manga et animés japonais shojô surtout quand c’est pour les femmes / OUI PROMIS J’ARRÊTE DE RAGER)
Bon ceci dit on pardonne…
Bah oui être enfermée ou plutôt séquestrée, avec une seule visite je ne pense pas que ça aide à un développement stable et naturel d’une adolescente…
Pourquoi est-elle enfermée? Parce qu’elle a l’immense pouvoir queeee :
Ses cheveux soignent les dieux et les aident à se reposer.
Oui, oui vous avez bien lu!
Ce qui s’ensuit c’est que le dieu du feu ainsi que sa propre chevelure (deux touffes qu’elle surnomme « mouton ») vont lui venir en aide et l’aider à s’échapper loin de sa famille voulant se servir d’elle pour avoir des dieux à leur disposition.
C’est ainsi qu’une aventure commence pour la jeune demoiselle.

Bon le scénario est quelque peu classique et rappelle la petite princesse jolie et courtisée qu’on vient secourir sans traîner.

C’est classique, c’est bateau mais ça plait, donc les mêmes intrigues reviennent fréquemment pour faire plaisir au public concerné.

Alors étant neutre (je l’ai aimé mais sans plus) comment définir cette histoire, je vais essayer de me mettre dans la peau de quelqu’un qui lit du ce genre de manga.

Lovely Hair est intéressant déjà pour faire rêver les femmes en manquent d’amour ou les jeunes car il emploi le domaine du harem inversé, rien d’érotique là-dedans, juste qu’on suit une jeune fille adulée de toute part, par les hommes.

Ensuite le fait de présenter une histoire qui incruste la mythologie japonaise est un bon point, c’est même ce qui a retenu mon attention, car on apprend des phénomènes qu’on ne connaît pas forcément en tant qu’Occidentaux, ce livre est donc un bon moyen de s’intéresser à une culture qui diverge de la nôtre, et rien que pour cela il vaut la peine d’être lu, car on apprend de manière plaisante.

Les dessins je dois l’avouer sont très bien travaillé, leurs grands yeux de poupées me charment, ce n’est pas non plus une touche graphique incroyable mais il nous aide à oublier pour ceux qui ne sont pas fans des histoires roses barbie, le scénario dès fois un peu trop cliché.

Ce qui reste également intéressant c’est le fait d’être dans un doute ambiguë sur certains personnages, l’auteur aimera vous provoquer et vous titiller :

  • Mashiro est-t’elle une petite fille ou une femme?
  • Tel personnage est-il gentil ou méchant?
  • Une miko blanche / une miko noire?
  • Quelle est la symbolique cachée? Y’en a t-‘il une?

En clair, et en bref, il n’en reste pas moins qu’une lecture sympathique qui se lira avec beaucoup de plaisir surtout si vous êtes fan de romance un peu décalée.

Ne croyant pas au prince (sauf au rayon biscuits) ce n’est personnellement pas mon style d’où ma critique assez rude, toutefois Pika Editions est connue pour faire généralement des mangas aguicheurs et qui tiennent en haleine.

C’est donc sans hésitez que je vous dits qu’il vous plaira sans doute plus qu’à moi, et que si vous travaillez sur la mythologie japonaise, n’hésitez pas à le lire.

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