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L’Avis du corbeau sur Le chant des Ronces

Si vous aimez vous engouffrez dans une mystérieuse forêt pour y déceler la vérité, tendez l’oreille et laissez le chant des ronces vous guider…

LA PETITE FICHE DE L’ŒUF EN QUESTION :

Titre : The Language of Thorns: Midnight Tales and Dangerous Magic (VO) Le chant des Ronces (VF)

Auteure : Leigh Bardugo

Traductrice : Anath Riveline

Parution originale : 2017 (U.S.A)

Edition : Editions Milan

Parution : Octobre 2018

Genre : Contes / Fantasy

Thèmes livre : Etrange / Merveilleux/ Monstrueux/ Créatures/ Contes

Nombre de page : 277 pages (lecture)

Ma note : ★★★★★ /★★★★★

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Synopsis Des Editions Milan : Embarquez dans un voyage vers des terres sombres et dangereuses, peuplées de villes hantées et de bois affamés, de monstres bavards et de golems en pain d’épices, où la voix d’une sirène peut invoquer une tempête mortelle, où les rivières font de terribles promesses d’amour…

Ayama et le bois aux épines
Une jeune fille est envoyée négocier l’avenir de son royaume avec un terrible monstre.

Le renard trop rusé
Un renard compense son apparence disgracieuse par une intelligence hors du commun, qui pourrait bien lui jouer des tours.

La sorcière de Duva
Dans un village frappé par un hiver perpétuel, les jeunes filles se mettent à disparaître mystérieusement.

Petite lame
Une jeune fille découvre que les souhaits de son père à son encontre et ses propres envies prennent deux directions opposées.

Le prince soldat
Une réécriture inquiétante de Casse-Noisette.

Quand l’eau chantait le feu
Deux Sild aux voix merveilleuses quittent leur royaume marin pour la terre où elles rencontrent les mystérieux Grisha.


« Si l’amour s’exprime avec des fleurs, la vérité exige des épines. »

Bonjour à tous aujourd’hui je vais faire une petite critique sur ce merveilleux recueil de contes que j’ai eu la joie de lire grâce au challenge Livra’deux pour PAL’Addict dont j’ai écris quelques lignes –>ici<–.

Si il y a un genre que j’affectionne particulièrement c’est bien le conte, tout simplement car il est souvent enclin à prendre des morceaux de merveilleux, d’étrange et qu’en très peu de pages ils arrivent à nous capter dès fois plus qu’un roman de 300 pages.

C’était le cas pour cette lecture où j’ai étais transporté dans les bas fonds d’une forêt secrète et d’un large océan qui s’apprêtait à me conter leurs aventures…

Je tiens à préciser qu’il ne faut pas avoir forcément lu tout l’univers Grishaverse (à savoir la trilogie Grisha et la duologie Six of Crows) pour comprendre ce recueil extrait de cet univers à part.

Non il vous suffit juste de vous installer bien confortablement dans un canapé, un lit, une balancelle, une mousse d’un arbre de la cambrousse ou tout autre assise qui vous permet de vous évaporer l’espace d’une à deux heures, puis ouvrez le livre et laissez la magie opérer!

Pour ma part du l’as compris petit oiseau, la vieille corneille que je suis a vraiment aimé cet ouvrage, pas de toute que dès qu’il s’agit des genres que j’ai cité plus haut, je suis un peu plus souple et bonne lectrice (bon public) mais je peux t’assurer ami lecteur que ce petit bijou m’a rappelé tous les contes que j’adore de Perrault, Andersen, et surtout Grimm car des ressemblances fortuites et pas faites au hasard ce sont glissées ça et là tout au long des pages.

Un exemple flagrant, le conte Quand l’eau chante le feu m’a fait penser à la petite sirène ou du moins à un préquel, il y aussi un clin d’oeil au petit chaperon rouge, casse noisette, Hansel et Gretel, tous les contes ont un petit clin d’oeil sur leur manière d’être construits à d’autres oeuvres déjà existantes.

MAIS, ce sont des contes singulier et originaux de toute pièce et non une réécriture ou un quelconque plagiat, l’auteur sait parfaitement tirer chaque substantifiques lignes, ou péripétie du conte qui nous tient en haleine, les contes sont ainsi tous tirés de l’imagination de l’auteur même.

Je n’avais jamais lu cette auteure (Leigh Bardugo) et j’ai aimé retrouver la magie des contes (première version) où on ne cache rien, même ce qui peut être dérangeant et violent. J’ai tellement aimé son style que je me suis acheté Six Of Crows qui est à présent dans ma pile à lire et que j’ai hâte d’avoir entre les pattes.

Il faut savoir qu’à l’origine les contes étaient déclamés à l’oral et ils étaient beaucoup plus effrayant que maintenant, ce n’est que quand ils ont peu à peu vu le jour dans des écrits qu’ils se sont allégé pour une lecture pour tous, car certains étaient jugé « trop violent ».

J’ai bien envie de dire heureusement qu’ils n’ont pas lu cette auteure car elle n’a pas peur de dire les choses telles qu’elles sont, le titre du recueil laisse déjà suggérer le parfum : Le chant des ronces : Contes de minuit et autres magies sanglantes.

Il n’est pas si sombre que cela en revanche, c’est une écriture « entière » qui ne cache pas, donc oui ça peut être cru, et un poil violent pour certains, mais c’est cette version remis au goût du jour et mature qui fait qu’on apprécie ou non le style de Leigh Bardugo.

Car avouons le c’est vraiment agaçant dans certains contes d’avoir le traditionnel « Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » surtout quand on sait le véritable visage des contes et les métaphore à code qui se cache derrière. Personnellement je ne crois pas au prince sauf au rayon biscuit et encore…

Donc oui j’aime voir des personnages assombrie par le doute, la peur, ou en proie avec la gestion de leurs émotions, c’est plus intéressant de voir une sorcière passer de l’amour à la haine, une fillette naïve qui découvre qu’il ne faut pas se fier aux apparences ou qu’une bête monstrueuse n’est pas si affreuse que cela.

Car c’est teinté de vérité tout en restant mystérieux et féerique.

J’ai vraiment eu la sensation de voir peu à peu une évolution, comme lorsqu’on grandit, et cela m’a fait du bien d’avoir une plume sincère n’ayant pas peur de nous dévoiler un monde sombre et particulier.

Ensuite je vais te montrer la couverture de l’oeuvre en question :

Je pense que je suis tombé amoureuse du livre entier, que ce soit les mots choisis dans la plus belle magie, les dessins qui constitue un cadre décoratif au gré des pages mais aussi l’illustration de la fin d’un conte.

J’avoue que j’ai eu la curieuse impression d’être une enfant qui attend petit à petit son bon point de réussite, en faisant voler les pages, on va dire que c’était une motivation supplémentaire de lire ce livre. D’ailleurs avec ma meilleure amie on a bien envie de reprendre quelques unes de ses illustrations et de faire un costume « photo » mais bon cela se fera petit à petit car entre ma Judy Hopps, ma Kiki et mon médiéval j’ai de quoi faire et je suis loin d’être en avance (bon il faut dire que je suis débutante donc bon…)

Revenons en aux illustrations… Beaucoup vous l’auront sans doute dit mais il vous faudra résister à l’envie de zieuter l’illustration avant la fin de l’histoire tout simplement car l’auteure a plus d’un tour dans sa plume et ADORE changer la donne quand à la tournure de ses contes.

Donc retenez votre curiosité car cela vaut vraiment le coup et ça serait dommage de vous gâcher vous même votre propre immersion…

Je peux juste vous dire une chose ne vous fiez pas aux apparences, car elles peuvent être trompeuses, et ça l’auteure l’a parfaitement compris et le souligne au gré des pages. Vous ferez sans doute comme moi des yeux tout étonnés et une mine bien déconfite en voyant des indices, qui ça se trouve vous mèneront sur une fausse piste, et je vous le souhaite car en refermant ce livre j’ai eu la sensation qu’on m’avait coupé dans mes retranchements trop incertains, j’ai aimé un peu qu’on me casse ce côté de miss je sais tout, alors que dans le fond on ne sait jamais vraiment tout, et quand on croit connaître quelqu’un on se rend compte que bien souvent on ne sait pas grand chose de cette personne.

Je me demande même si ça ne vaudrait pas le coup que je tente de le lire en anglais tant il m’a plu, c’est pour vous dire! Mais je doute me débrouiller suffisamment dans cette langue, donc bon, qui sait un de ces quatre?

Bien entendu, tu te doute bien cher petit lecteur que je ne te dirais rien concernant les contes en eux-mêmes, je t’invite à entrer dans ce bois mystérieux et de découvrir par tes propres sens ce monde merveilleux caché sous les ronces…

Pour ceux et celles qui le connaissent déjà nous pouvons en discuter dans les commentaires!

Il ne me reste plus qu’à te souhaiter une bonne lecture, mais n’oublie pas de semer quelque chose entre les pages, au cas où tu ne retrouverais pas ton chemin…

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