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L’avis du corbeau sur Le perce-neige

Âmes sensibles, abstenez vous! Le perce neige est glauque, une petite fleur qui née du chaos. Dans ce manga « Josei » le thème du harcèlement sera poussé loin, jusqu’au traumatisme et au glauque. Le thème de l’hivers pour avant tout vous glacer le sang, mais aussi pour « cacher » la plus grande monstruosité humaine… On né monstre et dès fois on le devient car personne n’est « blanc comme neige », en revanche il existe toujours une bonne ou mauvaise façon de « briser la glace ».


LA PETITE FICHE DE L’ŒUF EN QUESTION :

Titre : Misu Misô (VO JAP) Le Perce Neige(FR Tome 1 à Tome 2)

Auteure : Oshikiri Rensuke

Parution originale : 2008 (Japon)

Edition : Omake Books

Parution : 13 juin 2019

Genre : Josei

Thèmes livre : Suspense / Drame

Nombre de page : 350 pages

Ma note : ★★★ /★★★★★ (15/20)

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Synopsis du tome 1 par l’édition : Quand le harcèlement dégénère en Battle Royale !
Une oeuvre coup de poing traitant d’un harcèlement scolaire qui tourne à la vendetta sanglante.


Caché et prêt à éclore le perce-neige se veut discret, mais sa patience ne fait qu’accroître la force et la rage de cette petite fleur de lutter contre l’étouffement polaire de la neige.

BREF RESUME :

Ici nous suivons le quotidien de Haruka Nozaki, jeune Tokyoïte fraîchement arrivé dans une petite bourgade de campagne avec toute sa famille. Elle intègre une école (à vrai dire la seule du coin, car la région est déserte) qui s’apprête à fermer. Haruka entre dans une communauté déjà formée, et attise les jalousies car non seulement elle est belle, intelligente et atypique (ce n’est pas tous les jours qu’on croise une véritable citadine dans une campagne profonde!). Elle ne tardera pas à subir des brimades de plus en plus violentes, tout en prenant sur elle, mais la monstruosité de ses camarades de classe ira beaucoup trop loin…


Si vous faîtes attention à la couverture, vous verrez au recto du tome 1 un déchirement, une souffrance et du sang, par petites touches comme si c’était une éclaboussure de peinture, au verso on voit le personnage principal, les yeux décidé et dur, elle est devenu l’opposé de ce qu’elle était avant timide, douce et fragile.

Vous ne trouverez rien de gentil ou de beau là dedans, cette saga nous confirme à l’extrême qu’on ne peut jamais véritablement faire confiance à 100% et que l’être humain est capable du meilleur comme du pire, et encore là pire est un euphémisme.

On a tous des masques ou un empilement de casseroles, parce que la vie nous a mit des grosses claques qui remettent le cerveau en place, ici c’est un peu le cas, jusqu’où peut aller le harcèlement? De quoi des enfants de 14 ans sont capables? Pourquoi est-ce toléré?

Ne vous attendez pas à des réponses fulgurantes car tout restera ambiguë, pour la simple et bonne raison que beaucoup de japonais fonctionne sur l’abstrait et que c’est à vous de vous consolider votre propre moral, ou votre propre interprétation (surtout pour le Josei et le Seinen) et ça sera le cas dans ce manga.

D’ailleurs… Qu’est ce que le Josei? Le Josei est un équivalent du Seinen, à la différence c’est que celui-ci à surtout un public adulte féminin. Ce genre de manga possède souvent des intrigues beaucoup plus construites qu’un manga Shôjo et peut être destiné selon les ouvrages, à un public averti (le cas du manga Le Perce-Neige)

Nous aurons donc de la violence gratuite et pas forcément justifiée de jeune de plus ou moins 14 ans (donc au collège). Le scénario et l’idée bien qu’intéressante ne serait-ce que pour faire une prévention collective (j’ai moi même subie des brimades au collège et au lycée ce qui a entraîné le fait que je fasse la suite par correspondance) a été raccourci, et c’est bien dommage.

J’ai dévoré ce manga, où la violence est vraiment cruelle, on voit l’ignominie de ces jeunes toujours plus avide de trouver un bouc émissaire pour faire leurs petites expériences et amusements « ludiques », et c’est immonde.

Surtout quand le harcèlement est juste gratuit, soit que vous êtes nouveau, soit parce que vous êtes différent, quoi qu’il en soit le harcèlement ne devrait jamais être tolérée et voir un corps enseignant ne rien faire ça donne vraiment l’envie de hurler et d’aller voir ces soit disant « instructeurs de leur vie » pour leur mettre un bon coup de pied où il faut, histoire de les secouer un peu.

Amener quelqu’un à ne vivre uniquement dans la peur, et dans la survie est juste immonde.

Pourtant bien que ce scénario est poussé à l’extrême, les brimades que Haruka subit existent, et clairement si les personnes (souvent populaire) d’un bahut le lisent je pense qu’elles surveilleront le comportement de leurs enfants.

Le coup de crayon graphique est intéressant, déjà parce qu’ils sont vraiment asiatiques, les yeux de poupée n’ont pas le droit de vivre dans cette histoire, d’ailleurs tout est petit, fragile prêt à être froissée comme un théâtre de papier… Que ce soit les enfants ou l’institutrice on a cette impression de fragilité dans leur taille comme si ils étaient sur le point de disparaître, les parents de l’héroïne et certains adultes sont les seuls à être de taille normale ce qui permet de conclure que l’appartenance de la professeur principale à un groupe est compliquée et le sera dans les deux tomes.

L’univers est figé dans une campagne glauque, malsaine, où le silence est aussi mortifère que l’hiver… La peur reste le langage universelle de ce livre, la peur et la détresse qui fige et tue tout le monde petit à petit.

La tyrannie fait que chaque personnage n’est plus maître de ses actions, dépassé par une méchanceté qui bouffe les âmes, et toujours plus gloutonne.

L’auteur a donc réussit à transcrire parfaitement une atmosphère glauque, écœurante, furieuse telle une avalanche prête à engloutir un à un les visages qu’elle croise. Le personnage principale garde parfaitement un visage impassible au rythme de l’histoire ce qui ne l’empêche pas d’être tout aussi dangereux qu’une rafale de neige.

Il y a ceci dit un couac qui fait encore que je n’ai pas A-D-U-L-E ce petit bijou, ça reste et restera le fait que l’héroïne principale ne développe pas certaines caractéristiques notamment dans sa vengeance qui est censé monter crescendo.

J’ai eu des sensations de violences pour faire de la violence et par conséquent le glauque pour du glauque ça va deux minutes puis c’est lassant et ça perd en crédibilité, même si on veut nous dépeindre un paysage de colère froide, des personnages tout sauf sains d’esprit, le scénario manque de profondeur dans sa manière de soigner les finitions scénaristiques…

Bon j’ai conscience que c’est tout sauf évident et je comprends les choix du créateur de vouloir avant tout faire quelque chose qui nous choque, mais c’est justement là le problème, à part être choqué car on est de nature sensible et que voir des scènes de violences / crimes nous traumatise, je trouve que d’autres manga sont nettement plus déroutant même si il y a moins de scène de violence, on citera Higurashi no naku koro ni qui ne fait pas que des scènes de violences mais qui lorsqu’elles apparaissent sont encore plus malsaines.

C’est comme les graphismes on ne peut pas dire qu’ils sont magnifiques mais ils soulignent surtout l’horreur que l’on va voir dans ce manga.

J’ai passé tout de même un agréable moment à le lire et je le recommande pour les amateurs de Josei/Seinen car il n’en reste pas moins intéressants dans son thème, un peu plus d’approfondissement m’aurais peut être permit de mieux me sentir prise par l’histoire, mais là encore je chipote.

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