Bienvenue·Chroniques pour se sentir pousser des ailes·Fantastique·Jeunesse

L’Avis du corbeau sur L’étrange vie de Nobody Owens

Certains sont élevés par des loups comme Mowgli et d’autres par des spectres et fantômes comme Nobody Owens…

LA PETITE FICHE DE L’ŒUF EN QUESTION :

Titre : The Graveyard Book (VO) L’étrange vie de Nobody Owens (VF)

Auteur : Neil Gaiman

Traductrice : Valérie Le Plouhinec

Parution originale : 2008 (U.K)

Edition : Editions Albin Michel (Jeunesse – Wiz)

Parution : 2014

Genre : Jeunesse / Fantastique

Thèmes livre : Fantômes / Mystère / Etrange / Autres mondes/ Thriller

Nombre de page : 305 pages (lecture)

Ma note : ★★★★★ /★★★★★

Acheter : Editeurs : Ici

Amazon : Ici


Synopsis : Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s’il n’avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d’une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu’un va attirer Nobody au-delà de l’enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l’éliminer depuis qu’il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux…


« Un cimetière en principe n’est pas une démocratie, cependant la mort est la démocratie suprême.« 

Et bienvenue sur ce nouveau petit post, je suis en retard dans tout ce que je regarde ou lit, je suis désolée d’être si peu régulière mais comme dit un peu avant j’ai eu pas mal de petits soucis et puis entre le boulot, le cosplay et ma vie personnelle c’est compliquée actuellement d’être régulière.

Sur ces bonnes paroles parlons peu parlons bien, voici la critique de la vieille corneille que je suis sur : L’étrange vie de Nobody Owens.

C’est un livre qui m’est un peu tombé au hasard dans mes petites mimines…

Je cherchais de quoi compléter le challenge pyramide et en me baladant dans les rayons de ma bibliothèques préférée il a captivé mon attention, quoi un bébé s’amusant avec un spectre ?

Je l’ai pris sans même respecter mes trois règles farfelues à savoir :

  1. Lire la première page d’un livre.
  2. Lire la page du milieu de ce même livre.
  3. Lire la page de fin de ce livre (oui encore).

Beaucoup diront que c’est idiot et que je m’auto-spoil, et vous aurez en parti raison, mais c’est une vilaine habitude que je n’arrive pas à mettre de côté, sans doute car les synopsis en quatrième de couverture ne m’aide pas à visualiser ce que le livre veut me confier durant mon moment de partage avec lui.

En faisant quelques recherches supplémentaires je me suis rendu compte que Neil Gaiman a écrit également Coraline que je n’ai jamais lu mais qu’en revanche j’ai vu en film d’animation, un univers fantastique bien dark comme je les aimes, cela ne m’a que renforcé l’idée de lire L’étrange vie de Nobody Owens, et pourquoi pas grignoter un morceau de ce Coraline pour plus tard…

J’ai ouvert ce petit livre qui tente de devenir si effrayant et qui pourtant ne l’est pas tant que cela, c’est amusant de voir d’ailleurs que le monde des vivants le devient plus que le monde des morts…

D’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de trouver de grandes similitudes entre l’univers de Burton et celui de Gaiman…

Vous me direz si j’ai tords? =)

L’histoire commence par une scène de crime et par un étrange meurtrier : Le Jack, une famille entière est décimée et il ne reste plus qu’un petit bébé sans défense.

Manque de pot pour cette espèce de « valet du crime » le bambin a plus d’un tour dans son sac et est agile, il n’a aucune peine à descendre l’escalier sur ses fesses potelés de bébé et emprunter la porte restée ouverte qui amène non loin d’un cimetière.

Des morts ou du moins leurs âmes décident de protéger le petit de l’individu malveillant et à défaut d’avoir son nom et prénom on lui attribue le nom de « Nobody » soit « Personne » et Owens (nom de sa famille spectrale adoptive).

C’est ainsi que démarre au quart de tour la vie de cet enfant vivant de « personne » car les morts ne savent ni d’où il vient mais savent en revanche qu’il a besoin d’une protection à la demande de sa défunte famille implorant de le préserver et ce avant de disparaître.

On retrouve quelques similitudes avec le Livre de La jungle même si peut être ce n’est pas voulu, des éléments notoires comme une famille inhabituelle ici les spectres (les loups pour Mowgli) l’attribution d’un nom au hasard, un apprentissage étrange et différent, l’allure de l’enfant qui est comme un cachet effervescent dans l’eau à tel point qu’on croit que c’est quelque chose d’imaginaire, le dangereux prédateur (tel le tigre), miss Lupescu et d’autres visages haut en couleur qui nous rappellent la jolie panthère noire, le serpent hypnotique et dangereux, l’ours bien heureux, le roi des singes envieux…

Nobody aura du mal à s’identifier à tout ce monde branle ballant, il voudrait être comme les morts tout en étant encore en vie, et c’est une belle histoire sensible de voir cet enfant de l’entre deux et pourtant bien vivant, évoluer grandir et devenir adulte.

Tout comme tout êtres humains il va vivre des événements positifs et négatifs et de surcroît ces étapes vont le faire grandir, la peur et l’envie de vivre à tout prix déterminera avec force la plume de l’écrivain.

J’ai vraiment adoré cette histoire qui est très bien construite, on a cette impression d’une famille temporaire qui nous accompagne, c’est plaisant de lire ce livre la nuit et de rêver à ce qu’on pourrait faire dans un cimetière si on était à la place de Nobody, moi si je pouvais me le permettre je serais sans doute aussi curieuse que lui et je foulerais nombreux pas à la recherche de tout ce que je ne sais pas, voir même j’interrogerais ceux qui sont décédés sur des choses que peut être nous ignorons ou juste les embêter pour les embêter qui saît?

Cette histoire nous apprend aussi qu’il est important d’être curieux de tout et de ne jamais faillir même sous la peur.

« La peur, c’est contagieux. Ça s’attrape. Parfois, il suffit que quelqu’un vous dise qu’il a peur pour que cela devienne réel. « 

Une histoire avec des personnages hauts en couleur, burlesques, joyeux et férocement attachants, facile à lire car sans trop de description, et pourtant j’ai eu une pleine immersion !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *